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Des médicaments en cas d’incontinence urinaire

En cas d’incontinence d’effort et, en particulier, en cas d'incontinence urinaire par urgenturie il est possible de soulager les différents symptômes par un traitement médicamenteux. Mais les médicaments ne permettent pas de guérir l’incontinence.

En règle générale, les effets des médicaments dans le traitement de l'incontinence urinaire sont surestimés. Jusqu’à présent, il n’existe pas de médicaments permettant de cibler précisément la vessie ou les sphincters de l’urètre. De manière générale, il faut aussi garder présent à l’esprit les effets secondaires des médicaments. Pour les réduire autant que possible, il est très important d’adapter la posologie aux besoins individuels du patient.

La problématique des effets secondaires concerne tout particulièrement les patients plus âgés qui sont atteints de plusieurs maladies simultanément (multimorbidité). La prise simultanée de plusieurs médicaments peut entraîner des interactions dangereuses. C’est la raison pour laquelle l’automédication doit être évitée en tout état de cause.

Principes actifs et principaux groupes de médicaments

Pour traiter les différentes formes et degrés de gravité d'incontinence, votre médecin dispose de différents principes actifs:

  • Ainsi, la duloxetine, un antidépressif, développé à l’origine pour traiter les dépressions et les troubles d’anxiété. Désormais, ce médicament est également prescrit pour traiter l’incontinence d'effort. De manière simplifiée, la duloxetine renforce le muscle sphincter interne en améliorant sa contraction de manière à le rendre plus résistant à la pression vésicale sans qu’il y ait perte d’urines.
  • Pour traiter l’incontinence par urgenturie due à une vessie hyperactive (Overactive Bladder, OAB) les médicaments le plus couramment utilisés sont les antagonistes anticholinergiques tels que oxybutynine, toltérodine, propivérine ou chlorure de trospium. Ils permettent de réduire l’hyperactivité du muscle de la vessie (détrusor) ce qui réduit corrélativement l’envie irrépressible d’uriner accompagnée de fuites urinaires diurnes et nocturnes.
  • Les antibiotiques sont utilisés pour traiter les infections de voies urinaires ou les inflammations de la vessie. Lorsque l’irritation causée par l’infection disparaît, les symptômes de l’incontinence urinaire, et notamment l’envie irrépressible d’uriner en cas d’hyperactivité de la vessie, peuvent s’atténuer.
  • Pour traiter les formes plus légères d'incontinence d'effort chez la femme, des œstrogènes peuvent aussi être utilisés. Ils augmentent la tonicité des tissus de l’urètre et la vascularisation des tissus autour de l’urètre ce qui permet de mieux contrôler la miction.

Comment agissent les médicaments anticholinergiques en cas d’incontinence urgenturie ?

Les nerfs transmettent au cerveau des signaux indiquant que la vessie est remplie ce qui provoque « l’envie d’uriner ». Lorsque le cerveau renvoie ces signaux à la vessie, l’acétylcholine, un neurotransmetteur, est libéré. Ce neurotransmetteur se fixe à certains endroits de la paroi des cellules musculaires de la vessie. L’acétylcholine est fixée aux récepteurs, c’est-à-dire qu’elle s’adapte comme une clé dans le trou de serrure (A). La liaison ainsi créée entraîne la contraction des cellules musculaires. Si cette contraction se produit dans l’ensemble du muscle, l’urine s’évacue.

Les médicaments de ce groupe spécifique, appelés les anticholinergiques, déploient leur action comme l’acétylcholine en s’adaptant au « trou de la serrure » des récepteurs présents dans la paroi des cellules musculaires. Ils bloquent ces récepteurs de telle sorte que l’acétylcholine libérée par l’organisme ne peut plus agir (B). Les contractions de la vessie s’atténuent et les laps de temps entre les moments où l’urine est expulsée sont plus longs.

Thérapies pour l'incontinence urinaire

En général, d'autres thérapies sont disponibles en plus des traitements médicamenteux à efficacité limitée. Au premier plan, on trouve les thérapies dites conservatrices, c'est-à-dire non chirurgicales. Ils comprennent : 

  • Des mesures thérapeutiques comportementales telles que l'apprentissage de la propreté et de la vessie,
  • Mesures physiothérapeutiques telles que l'entraînement du plancher pelvien avec ou sans biofeedback et électrostimulation, 
  • Les méthodes chirurgicales qui tentent de rétablir l'anatomie normale du plancher pelvien ou de la vessie (par exemple, slingplasty) doivent être envisagées pour les formes graves d'incontinence de stress ou de contrainte. Si l'urètre est obstrué par la prostate, il est enlevé chirurgicalement.

Les produits pour l'incontinence facilitent la vie des personnes souffrant d'incontinence urinaire

Une partie importante du traitement global est la fourniture d'aides telles que des urinoirs à préservatifs ou des produits absorbants pour l'incontinence. Des aides sont nécessaires pour accompagner la thérapie afin de donner à la personne affectée la sécurité nécessaire jusqu'à ce qu'elle soit libérée de ses symptômes. Dans le cas de l'incontinence urinaire qui ne peut plus être traitée, ils facilitent grandement la vie des personnes concernées.

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